Les clés d’un rééquilibrage alimentaire réussi

La tête
Le mois de septembre est là ! C’est le moment idéal pour renouer avec votre programme alimentaire : les vacances ont permis de faire le plein d’énergie et la rentrée encourage souvent les bonnes résolutions… Suivez nos conseils pour préserver durablement votre motivation, élément indispensable de votre succès.

Consulter régulièrement son professionnel de santé

Tout d’abord, la fréquence des consultations médicales est l’un des facteurs les plus importants pour un rééquilibrage alimentaire réussi1 . Votre professionnel de santé peut en effet évaluer vos besoins nutritionnels spécifiques, et vous prodiguer des conseils adaptés et personnalisés : l’éducation nutritionnelle peut alors se construire progressivement.
La consultation est également un temps d’échange qui permet de faire le point sur votre motivation, vos émotions et vos éventuelles difficultés. La courbe des résultats au fil des visites permet de visualiser concrètement le chemin parcouru et favorise la projection à l’objectif.

Ne pas se peser trop souvent

Pour commencer la graisse pèse beaucoup moins lourd que le muscle. Également, l’eau entraîne des fluctuations naturelles du poids affiché…
Avec des résultats moins élevés que ceux attendus avec le rééquilibrage alimentaire, la balance peut devenir culpabilisante et entraîner une baisse de votre motivation.
L’idéal est de ne se peser qu’au moment des consultations chez votre professionnel
de santé et, le cas échéant, une fois par semaine seulement et à heure fixe.

Se visualiser à l’objectif

D’une façon générale, on avance mieux quand on connaît sa destination ! Et c’est encore plus vrai pour un rééquilibrage alimentaire réussi : s’imaginer au poids désiré, se décrire, penser au ressenti d’être plus léger… Multiplier les détails et lister les bénéfices gagnés permet de se projeter dans le succès, de le rendre concret.
Avec ce “jogging mental” à répéter le plus souvent possible, vous avancez plus sereinement vers votre objectif et vous multipliez vos chances de réussite.

Cultiver le plaisir

Globalement, entreprendre une démarche de rééquilibrage alimentaire signifie faire des choix et renoncer à certaines préférences.
Si ces plaisirs alimentaires tenaient une place importante dans votre quotidien, il est nécessaire de combler le « vide » par une nouvelle source de satisfaction. Vous évitez ainsi les frustrations qui vont à l’encontre de la motivation! Il s’agit par exemple de prendre du temps pour soi, s’accorder un bain moussant, s’offrir un soin de peau…

Retenez aussi que le plaisir est le moteur du changement. Quand vous dites “non” à un aliment déconseillé (mais source de plaisir immédiat), songez qu’en fait vous dites “oui” à votre recherche d’équilibre. Et surtout, vous dites oui à un plaisir plus durable : être bien dans votre corps !

Être bienveillant envers soi-même

Il est important de vous fixer des objectifs réalistes et réalisables. Si l’objectif de départ est trop haut, vous risquez de vous essouffler rapidement, voire de vous décourager complètement. Avec des objectifs atteignables intermédiaires, vous avancez pas à pas vers votre destination.
Prenez aussi le temps de célébrer chaque petite victoire : cela nourrit l’estime de soi et renforce naturellement la motivation.

Apprivoiser ses émotions

Les émotions, positives ou négatives, régissent notre quotidien. Leur intensité peut parfois induire des rapports compulsifs à l’alimentation, et il devient alors difficile de rester assidu à son programme nutritionnel. Si vous déviez, il est important de ne pas culpabiliser :  ces automatismes sont par nature difficiles à contrôler.

Dans un second temps, votre professionnel de santé peut vous apprendre à reconnaître et à gérer différemment vos émotions, de manière à maintenir la motivation lorsqu’elles  surgissent dans votre quotidien.

 

 

1-Intérêt démontré de la nutrition comportementale individualisée pour une perte de poids durable. L. Lenoir (INSUDIET, Champtoceaux), M. Maillot (MS-Nutrition, Marseille), A. Guilbot (PILEJE, Paris ), P. Ritz (Unité de nutrition, Pôle cardiovasculaire et métabolique, CHU de  Toulouse.